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	<title>Hors-piste</title>
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	<description>La culture comme elle vient</description>
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		<title>Mother, de Joon-Ho Bong (2009)</title>
		<link>http://horspistes.unblog.fr/2010/06/03/mother-un-film-coreen-de-joon-ho-bong/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 08:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chirimoya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films/documentaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Mother est un film incroyable. J’en suis sorti complètement remué. D’une justesse quasi constante, d’une intensité croissante, avec des acteurs toujours justes&#8230; Il s’agit en fait d’une oeuvre sur l’amour maternel, dans toute sa grandeur décadente, dans toute ses forces contradictoires, à la fois destructrices et protectrices. L’histoire gravite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><a href="http://horspistes.unblog.fr/2010/06/03/mother-un-film-coreen-de-joon-ho-bong/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p>Mother est un film incroyable. J’en suis sorti complètement remué. D’une justesse quasi constante, d’une intensité croissante, avec des acteurs toujours justes&#8230; Il s’agit en fait d’une oeuvre sur l’amour maternel, dans toute sa grandeur décadente, dans toute ses forces contradictoires, à la fois destructrices et protectrices. L’histoire gravite autour d’une mère et de son fils attardé au visage d’ange, le nommé Do-Joon. Leur relation est incestueuse, étouffante&#8230; Le film est en fait séparé en quatre parties qui ne disent pas leur nom. Do-Joon, le fils attardé, est au centre de la première. On le voit errer dans la société, naturellement rejeté par les autres, incapable de communiquer et de saisirs les jeux sociaux les plus simple, faible et donc à la merci de tous.</p>
<p>Un matin, une jeune fille aux moeurs facile est retrouvée morte. C’est Do-Joon, naturellement, qui est accusé&#8230; La deuxième partie débute : la narration ce recentre sur le combat désespéré de la mère, qui met toute son énergie pour découvrir le véritable coupable, puisqu’il est évident que son fils est une nouvelle fois le bouc émissaire d’une société lâche. Puis un nouveau glissement a lieu : à travers les yeux de la mère, le spectateur devient voyeur, et observe cette société en perdition, incarnée par des jeunes largués et sans scrupules qui s’entredéchirent pour obtenir le portable de la victime, qui prenait en photo les nombreux hommes avec qui elle couchait&#8230; et donc parmi eux certainement son assassin.</p>
<p>Au fur et à mesure, le film glisse dans le malsain, se fait violent, dérangeant, parfois insoutenable. Et ce jusqu’à un dénouement d’une ironie fantastique, qu’il serait criminel de dévoiler ici, et qui introduit une dernière partie, celle où la vérité est enfin faite&#8230; tout du moins pour le spectateur, la société demeurant désespérément aveugle. Pour résumer : Une oeuvre d’art totale, dans ce qu’elle met a nu, dans toute leur sordide splendeur, les mécanismes à la fois intimes et sociaux, qui ne sont qu’un.</p>
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		<title>Jirô Taniguchi &#8211; Un ciel radieux (2006, Casterman)</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 11:12:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chirimoya</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD/mangas]]></category>

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		<description><![CDATA[Aaaah, Taniguchi. L&#8217;un des meilleurs, le meilleur mangaka contemporain. Un beau dessin réaliste &#8211; on pourrait d&#8217;ailleurs déplorer son manque d&#8217;originalité &#8211; au service d&#8217;histoires systématiquement bien construites et tout aussi systématiquement touchante et émouvantes. Je viens de relire &#171;&#160;Un ciel radieux&#160;&#187;, une de ses dernières publications. Un homme de 40 ans; Kazuhiro Kubota, percute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aaaah, Taniguchi. L&#8217;un des meilleurs, le meilleur mangaka contemporain. Un beau dessin réaliste &#8211; on pourrait d&#8217;ailleurs déplorer son manque d&#8217;originalité &#8211; au service d&#8217;histoires systématiquement bien construites et tout aussi systématiquement touchante et émouvantes.</p>
<p>Je viens de relire &laquo;&nbsp;Un ciel radieux&nbsp;&raquo;, une de ses dernières publications. Un homme de 40 ans; Kazuhiro Kubota, percute un adolescent de 17 ans, Takuya, alors à moto. Les deux accidentés sont dans le coma. L&#8217;homme décède, l&#8217;adolescent vit. Du moins son corps&#8230; car la conscience de Kazuhiro prend place dans le corps de l&#8217;adolescent.</p>
<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/cohabitationdesmes.jpg" class="imagelink" title="cohabitationdesmes.jpg"><img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/cohabitationdesmes.jpg" alt="cohabitationdesmes.jpg" width="400" /></a></p>
<p>A partir de là, Taniguchi déroule une histoire assez mélodramatique . Kazuhiro Kubota, une fois le corps de Takuya remis, cherche à revoir sa femme et sa petite-fille&#8230; et à leur faire accepter que c&#8217;est bien son âme dans le corps d&#8217;un autre. Il découvre la famille de celui qu&#8217;il a renversé, et dont il occupe le corps. Mais la conscience de Takuya réapparaît petit à petit, et pousse celle de Kazuhiro vers la sortie, ce après une période importante de cohabitation. Un peu comme dans le film &laquo;&nbsp;La personne aux deux personnes&nbsp;&raquo;, en pas raté.</p>
<p><b> &nbsp;&raquo;La thématique du suicide au travail, écho frappant à la morbide actualité française&nbsp;&raquo;</b><br />
L&#8217;histoire est à cheval entre le quotidien et le fantastique &laquo;&nbsp;crédible&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;envisageable&nbsp;&raquo;, et c&#8217;est sûrement ce qui lui donne sa force.</p>
<p>La thématique de la souffrance au travail, du suicide au travail apparaît au cours de l&#8217;histoire. Car Kazuhiro, épuisé et malade, poussé à bout par les exigences de rendement de sa société, a en fait eu un geste suicidaire en précipitant sa fourgonette sur un poteau de l&#8217;autre côté de la route. Percutant involontairement Takuya qui se trouvait là&#8230; Un écho fort à la morbide actualité française, est-il bien nécessaire de le préciser.</p>
<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/cielradieuxsuicidetravail.jpg" class="imagelink" title="cielradieuxsuicidetravail.jpg"><img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/cielradieuxsuicidetravail.jpg" alt="cielradieuxsuicidetravail.jpg" width="400" /></a></p>
<p>C&#8217;est sur ce point peut-être que l&#8217;histoire perd un peu de vraisemblance&#8230; ou en fait un peu trop. A moins que ce ne soit le &laquo;&nbsp;cultural gap&nbsp;&raquo;. Mais on a un peu de mal à comprendre pourquoi Kazuhiro n&#8217;a pas quitté son travail alors qu&#8217;il avait une possibilité de changer d&#8217;entreprise et d&#8217;autres projets en cours&#8230; C&#8217;est une oeuvre aussi très accessible, presque commerciale, qui semble parfois pensée pour plaire à un public adolescent féminin. Mais je fais vraiment la fine bouche&#8230;</p>
<p>Tokyo Sonata, dans un genre différent, évoque la vie d&#8217;un père de famille après la perte de son emploi. Pas évident, au Japon plus qu&#8217;ailleurs, peut-être. Un ciel radieux ressemble à un scénario clé en main&#8230; pourquoi pas une adaptation en France, avec quelqu&#8217;un comme Lioret ?</p>
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		</item>
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		<title>Patrick Watson &#8211; Close to Paradise (Secret city records/2006)</title>
		<link>http://horspistes.unblog.fr/2010/04/04/patrick-watson-close-to-paradise-secret-city-records2006/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 12:14:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chirimoya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Début d&#8217;une petite série québécoise&#8230; Patrick Watson chante dans un anglais parfait, même s&#8217;il vient de la Belle province. Le premier titre de l&#8217;album est paradoxalement celui où ses influences se font le plus sentir. Pink Floyd meets Jeff Buckley, en d&#8217;autres termes. Un chant clair, haut perché, une musique qui fait la part belle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/172199.jpg" class="imagelink" title="Patrick Watson / Close to paradise"><br />
<img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/172199.jpg" alt="Patrick Watson / Close to paradise" width="400" /></a></p>
<p>Début d&#8217;une petite série québécoise&#8230;</p>
<p>Patrick Watson chante dans un anglais parfait, même s&#8217;il vient de la Belle province. Le premier titre de l&#8217;album est paradoxalement celui où ses influences se font le plus sentir. Pink Floyd meets Jeff Buckley, en d&#8217;autres termes. Un chant clair, haut perché, une musique qui fait la part belle aux ambiances.</p>
<p>Ces encombrantes références s&#8217;estompent rapidement, heureusement. Elles se font moins criantes, plutôt&#8230; Chanson après chanson, l&#8217;album découvre un univers à la maturité certaine, très cohérent et très varié. C&#8217;est pourtant un premier album. Chaque chanson est un petit bijou, un univers différent. Watson n&#8217;est jamais répétitif&#8230; et c&#8217;est presque avec surprise que l&#8217;on arrive au bout de &laquo;&nbsp;Close to paradise&nbsp;&raquo;, qui porte très bien son nom. Fini ? Déjà ? Ah.</p>
<p>Mention à &laquo;&nbsp;Weight of the world&nbsp;&raquo; et son ambiance Danny Elfman, un peu &laquo;&nbsp;creepy&nbsp;&raquo;, entre l&#8217;accordéon et les effets électros.<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/2010/04/04/patrick-watson-close-to-paradise-secret-city-records2006/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Benjamin Biolay &#8211; A l&#8217;origine (2005/Virgin music)</title>
		<link>http://horspistes.unblog.fr/2010/04/04/benjamin-biolay-a-lorigine/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 08:27:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chirimoya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour écouter l&#8217;album. Je ne connaissais pas Benjamin Biolay. Je veux dire ; j&#8217;avais entendu parler de son dernier album, pas encore multi-victoiredelamusiqué, de ses sorties sur Benabar&#8230; je visualisais à peu près sa tête de droopy. Je savais qu&#8217;il évoluait dans un style chanson française moderne à tendance exigeante. Me voilà donc à farfouiller [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/0724387361720.jpg" class="imagelink" title="A l'origine, Benjamin Biolay"><img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/0724387361720.jpg" alt="A l'origine, Benjamin Biolay" /></a></p>
<p><a href="http://www.deezer.com/music/benjamin-biolay/a-l-origine-301753?provider=website" target="_blank">Pour écouter l&#8217;album.</a><br />
Je ne connaissais pas Benjamin Biolay. Je veux dire ; j&#8217;avais entendu parler de son dernier album, pas encore multi-victoiredelamusiqué, de ses sorties sur Benabar&#8230; je visualisais à peu près sa tête de droopy. Je savais qu&#8217;il évoluait dans un style chanson française moderne à tendance exigeante. Me voilà donc à farfouiller dans les bacs de<a href="http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/ma%20chair%20est%20tendre" target="_blank"> ma chair et tendre</a> bibliothèque de quartier. Je cherche &laquo;&nbsp;La superbe&nbsp;&raquo;, forcément, mais il n&#8217;y est pas, et j&#8217;emprunte du coup &laquo;&nbsp;A l&#8217;origine&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Rose Kennedy&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&#8217;est ce premier que je choisis d&#8217;insérer dans la chaîne familiale. &laquo;&nbsp;A l&#8217;origine&nbsp;&raquo;, d&#8217;abord. Plutôt une bonne entrée en matière, exercice de style réussi. Les paroles sont plutôt pas mal, y a de la recherche, sans prise de tête pour autant. &laquo;&nbsp;Mon amour m&#8217;a baisé&nbsp;&raquo;, ensuite. Efficace chanson de rupture, sans qu&#8217;elle me transcende plus que ça à la première écoute. Plus tard, j&#8217;apprécierais particulièrement son refrain, le petit décroché de la voix de BB.</p>
<p>Premier gros kif&#8217;, avec &laquo;&nbsp;Ma chair est tendre&nbsp;&raquo;. Aah, son riff rock, son refrain efficace et jouissif. &laquo;&nbsp;Je me sens mal, j&#8217;ai des complexes, je suis ovale, je suis convexe, je suis fatal, j&#8217;ai de beaux restes, feu de bengale, feu de liesse&nbsp;&raquo;. J&#8217;accroche tout de suite à l&#8217;écriture décomplexée qui fait la part belle aux sonorités, sans que le sens ne soit jamais bien loin. Et le riff enthousiasmant qui tourne sans cesse, porté par une batterie électrisante sans être envahissante&#8230; Le fan de rock en moi est comblé. Un homme de goût, ce garçon, assurément. Je suis bien disposé à son égard, tiens.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Même si tu pars&nbsp;&raquo;attire mon attention, surtout sur la phrase &laquo;&nbsp;est-ce que tu vois d&#8217;autres garçons que moi&nbsp;&raquo;, qui fait écho aux démons de la jalousie, et qui commencent à dessiner une thématique de la rupture, ou pré-rupture. En tout cas du doute, de la perte de confiance. Du début de la fin. D&#8217;un ton désabusé. &laquo;&nbsp;Je t&#8217;en voudrais, tu m&#8217;en voudras, c&#8217;est comme ça&nbsp;&raquo;.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Deuxième gros kif&#8217; avec &laquo;&nbsp;l&#8217;Histoire d&#8217;un garçon&nbsp;&raquo; </b></p>
<p>La voix de Biolay n&#8217;est pas transcendente. On ne peut pas dire qu&#8217;il se lâche. Mais l&#8217;intériorité, la machoire serrée, le murmure conviennent aux textes, portent les images.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ground Zero Bar&nbsp;&raquo; retombe dans le rock, un peu à la Hubert-Félix période &laquo;&nbsp;Loreleï&nbsp;&raquo;. Le texte m&#8217;accroche sans plus. Moins inspiré. S&#8217;ensuit le dépouillement de &laquo;&nbsp;Dans mon dos&nbsp;&raquo;, où BB n&#8217;est accompagné que des accords plaqués d&#8217;un piano. Je pense à Bashung. A ce stade, j&#8217;apprécie déjà la gamme d&#8217;arrangements, la variété des styles, l&#8217;éclectisme des goûts et des influences, avec comme dénominateur commun l&#8217;exigence, la qualité. Puis, deuxième gros kif immédiat avec &laquo;&nbsp;L&#8217;histoire d&#8217;un garçon&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le pétale ou l&#8217;épine, Le Soleil ou l&#8217;Ombre, Je ne sais que choisir, J&#8217;ai peur de creuser ma tombe, La rivière ou le lac, En douceur, en trombe, Cet insupportable trac, Le vibreur ou la bombe, Si jamais je suis l&#8217;un de vous, Je ne serai pas un atout. Non, Est le premier mot que j&#8217;ai su, Quand j&#8217;ai vu que j&#8217;étais un garçon, Et que ma mère était déçue, Et que mes cheveux n&#8217;étaient pas blonds&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Non, mais trop classe, franchement. Débité d&#8217;un ton nonchalant, sur un fond rock, un refrain rythmé et efficace, un arrangement obsèdant et bien mis en valeur. La grosse quecla. Parfait, un idéal atteint. Au milieu de l&#8217;album.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cours&nbsp;&raquo;, ensuite, et un rythme presque ska.  Difficile de passer après &laquo;&nbsp;L&#8217;histoire d&#8217;un garçon&nbsp;&raquo;. D&#8217;autant que la chanson n&#8217;est pas transcendante. &laquo;&nbsp;Paris/paris&nbsp;&raquo; fait baisser le rythme, les sonorités du refrain sont sympathiques. Sur l&#8217;&nbsp;&raquo;Appât&nbsp;&raquo;, ô joie, des boucles électro apparaissent. Un texte presque rappé, qui sonne. Un refrain en contraste, plaintif, à la &laquo;&nbsp;Paranoïd Androïd&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Il pleut il pleut sur moi&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Des choeurs à faire frisonner un jeune UMP&nbsp;&raquo;</b><br />
&laquo;&nbsp;Me voilà bien&nbsp;&raquo;. Un titre banal, pour une chanson géniale. Au texte énorme. De la tension contenue&#8230; une fin éthérée. Des airs gainsbouriens marqués, une nonchalance où pointe le désespoir&#8230; &laquo;&nbsp;La vie nous dégoûte autant que le destin/mes semblables et mes pairs s&#8217;envoient en l&#8217;air pour noyer le chagrin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Adieu triste amour&nbsp;&raquo;, duo réussi avec Françoise Hardy. &laquo;&nbsp;Je confesse qu&#8217;il me faut du temps/ de tendresse je n&#8217;en attendais pas tant&nbsp;&raquo;, dit-elle. &laquo;&nbsp;La détresse te va comme un gant/je te laisse pour un long moment, répond-il.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tant le ciel était sombre&nbsp;&raquo;, autre aventure hors du refrain/couplet/refrain/pont, marque pour ses choeurs sublimes de mi-chanson&#8230; A faire frisonner un jeune UMP&#8230; Des choeurs encadrés par un texte presque rappé, sonore,, et des boucles électro à la Nine Inch Nails.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Mes peines de coeur&nbsp;&raquo;conclut l&#8217;album. &laquo;&nbsp;J&#8217;ai pris de mauvaises habitudes à pas prendre/ il m&#8217;en a fallut du temps pour comprendre.&nbsp;&raquo; C&#8217;est fou comme les textes parlent parfois. Accompagné de douce cordes en nylon, dévergondées par des boucles électro sur le refrain.</p>
<p>Un presque sans faute. Une vraie rencontre. Des textes plein de sens, sonores, décomplexés, sur une musique variée, inspirée. Des titres accessibles, accrocheurs, à plusieurs couches, complexes. Le bonheur.</p>
<p>Ouais, j&#8217;ai écouté &laquo;&nbsp;Rose Kennedy&nbsp;&raquo; aussi. Moins personnel, moins varié&#8230; Un peu chiant, presque. Tant pis. Par charité, je me moquerais pas du gros plan de jeune premier qui sert de pochette.</p>
<p>Une vidéo live de Biolay jouant &laquo;&nbsp;A l&#8217;origine&nbsp;&raquo;&#8230; Dur de trouver des vidéos live de cet album&#8230;</p>
<p><p><a href="http://horspistes.unblog.fr/2010/04/04/benjamin-biolay-a-lorigine/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p> </p>
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		<title>Gen d&#8217;Hiroshima (Tomes 1 à 10, 2003/2007, Vertige Graphic)</title>
		<link>http://horspistes.unblog.fr/2010/04/03/gen-dhiroshima-epopee-humaniste/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 20:18:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chirimoya</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD/mangas]]></category>

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		<description><![CDATA[Une épopée humaniste Je suis en train de terminer la lecture de la série Gen D&#8217;Hiroshima, de Keiji Nakazawa. L&#8217;auteur, né à Hiroshima, raconte dans un récit inspiré de sa propre expérience, la vie de Gen et de sa famille. Avant la bombe, dans un Japon pourri par l&#8217;idéologie guerrière (tome 1). La chute de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/gendhiroshimatome1aprslabombe.jpg" class="imagelink" title="gendhiroshimatome1aprslabombe.jpg"><img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/gendhiroshimatome1aprslabombe.jpg" alt="gendhiroshimatome1aprslabombe.jpg" width="400" /></a></p>
<p><i><font face="helvetica" size="5">Une épopée humaniste </font></i><br />
Je suis en train de terminer la lecture de la série Gen D&#8217;Hiroshima, de Keiji Nakazawa. L&#8217;auteur, né à Hiroshima, raconte dans un récit inspiré de sa propre expérience, la vie de Gen et de sa famille. Avant la bombe, dans un Japon pourri par l&#8217;idéologie guerrière (tome 1). La chute de la bombe et les quelques jours d&#8217;apocalypse qui suivent (Fin du tome 1, tomes &#8230; ), et la vie lors des années suivantes, sous administration américaine, et alors que la bombe tue toujours (tomes &#8230; ), la découverte du dessin comme manière d&#8217;effectuer le travail de mémoire (Tomes 9/10).</p>
<p>Ce n&#8217;est pas pour sa qualité graphique hors du commun que cette série mérite d&#8217;être lue. Sans être un tâcheron non plus, Nakazawa fait le boulot, dans un style très influencé par Tezuka. Tout de même assez répétitif, marqué par quelques tics de représentation&#8230; mais attachant. On est loin de Miyazaki ou de Taniguchi. Quelque part, ce dessin assez &laquo;&nbsp;cartoon&nbsp;&raquo; atténue un peu l&#8217;horreur de ce qui est dessiné et décrit. La puissance de ce qui est raconté, la force du témoignage &#8211; sans m&#8217;y connaître du tout en matière de témoignage sur les bombes, si ce n&#8217;est un web-docu du Monde.fr il y a quelques années-, l&#8217;esprit de révolte systématique contre les injustices, la force de survie, et l&#8217;émotion, omniprésente, et la nécessité absolue du témoignage compensent sans peine les limites de la forme. Combien de fois les larmes me sont venues aux yeux, face à l&#8217;énergie et aux épreuves que traversent ce jeune adolescent, sa famille et ses amis ?</p>
<p><b>Un départ dans la vie un peu abrupt</b><br />
Mais pas de sensiblerie. C&#8217;est cru, tout ça, très cru. Ca aborde l&#8217;essentiel&#8230;<br />
Gen est jeté dans la vie adulte de manière un peu abrupte. La vie sans la bombe, c&#8217;était déjà pas la teuf. Le pays est exangue, ploie sous les restrictions. Son père est pacifiste, et lui et sa famille subissent les représailles d&#8217;une population fanatisée. La vie avec la bombe, c&#8217;est encore plus moyen. Après avoir vu sa soeur, son plus jeune frère et son père mourir dans sa maison en flamme, il essaye de survivre en compagnie de sa mère enceinte, sans nouvelles de son grand frère et d&#8217;un autre de ses frères. Gen part à la recherche de riz pour sa mère, et erre d&#8217;horreurs en horreurs&#8230; Un tome difficilement soutenable. Des cadavres partout, des vivants brûlés et infectés et couverts de vers&#8230; La perte des cheveux, les radiations&#8230; La jeune danseuse défigurée&#8230;</p>
<p>Amélie Poulain, à côté de Gen, c&#8217;est douceâtre &#8230; Déjà, Montmartre fin 20e comparé à Hiroshima post-WW2, bon, voilà, hein, on compare pas d&#8217;ailleurs. Gen, il casse des vitres pour donner du travail au livreur de vitre, sabote les véhicules américains pour donner du travail aux mécaniciens, se débrouille pour faire imprimer un livre racontant les horreurs de la bombe alors que l&#8217;administration américaine interdit tout témoignage&#8230;</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Des personnages durs et violents, par réaction à leur environnement&nbsp;&raquo; </b></p>
<p>Personne n&#8217;est épargné. Les Japonais, aveuglément fanatisés, honteusement raciste envers les Coréens, lancés dans une politique d&#8217;expansion absurde, puis souvent méprisants et sans compassion face aux victimes de la bombe, avec leur lot d&#8217;opportunistes sans scrupule&#8230; Les Yakuza et même les moines bouddhistes instrumentalisent les orphelins à des fins personnelles. Les américains distribuent des chewing-gums d&#8217;une main, de l&#8217;autre achètent des crânes souvenirs, récupèrent des cadavres japonais pour étudier les effets de la bombe, mènent une chasse au rouge (banal, ça, presque)&#8230;</p>
<p>Par opposition, Gen est pacifique, débrouillard, intelligent, sensible, plein de compassion, très bagarreur et violent, parfois, par nécessité&#8230; Mais c&#8217;est loin d&#8217;être &laquo;&nbsp;Gen le gentil vs the world. Souvent, les personnages sont durs et violents par réaction, pour survivre, leur réalité est complexe et traumatisante. Comme celle de Gen, finalement.<a href="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/gendhiroshimatome9larvlation.jpg" class="imagelink" title="gendhiroshimatome9larvlation.jpg"><img src="http://horspistes.unblog.fr/files/2010/04/gendhiroshimatome9larvlation.jpg" alt="gendhiroshimatome9larvlation.jpg" width="400" /></a></p>
<p>Finalement, ce sont les hommes dans toute leur stupéfiante complexité, dans leurs contradictions, leurs forces et leurs lâcheté, leurs instincts et leur intelligence, qui sont croqués lors de cette situation extrême.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Se recomposent des solidarités de circonstances, mais fortes et sincères&nbsp;&raquo;</b><br />
Je me souviens que partiellement des tomes 2 / 4, je les ai lu il y a deux mois. La petite soeur de Gen naît, il se bat pour qu&#8217;elle survive. Il rencontre des &laquo;&nbsp;orphelins de la bombe&nbsp;&raquo;, dont certains deviendront ses proches, sa nouvelle famille. Il retrouve ses deux frères, construisent une nouvelle maison, qui sera rasée lors de la reconstruction de la ville&#8230; Premier contact avec le dessin pour Gen, à travers un peintre que sa famille rejette et que Gen soigne contre salaire. Beaucoup de morts, de souffrance&#8230; De combats durement gagnés, de cruels coups du destin.</p>
<p>Un des aspects qui traverse ces 10 tomes est celui de la famille, du besoin qu&#8217;on les survivants de retrouver ceux qu&#8217;ils ont perdu à travers ceux qu&#8217;il rencontre&#8230; Gen met presque un tome pour accepter que Ryuta n&#8217;est pas son petit frère, mais un jeune garçon du même âge. Les parents cherchent leurs enfants, les enfants leurs parents, et se recomposent des solidarités de circonstance, mais fortes et sincères, touchantes et troublantes.</p>
<p>Malgré la violence, la dureté, l&#8217;intensité du récit, lorsque j&#8217;avais les tomes à la suite -empruntés à mon adorée bibliothèque municipale-, je les ai dévoré sans m&#8217;arrêter, ou alors pour en parler.</p>
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